30 déc. 2016

HAPPY NEW YEAR

Nothing is ended
To Rithan
Year is about to end, but life not.
Remember you, next to me on the bench in the airport,
Remember you, walking away from me in the airport,
Remember you, gently crying at our last Skype talk.
Hard to be, ten hours from you,
Hard to be, with just thoughts of you,
Hard to be, without your smell and your touch.
Life was not supposed to go that way.
Don’t give up, our story is not ended,
Don’t give up, even if your time is hard,
Don’t give up, be my white tiger.
Three years ago, I was in your arms,
Three years ago, you were supposed to come,
Three years ago, all had fallen apart.
A new year is about to start, our new life will too!

28 déc. 2016

LE COURAGE DES OISEAUX

Savoir être là, juste là
Il y a quelques années, la chanson « Le courage des oiseaux » de Dominique A m’a inspiré un poème qui reste mon préféré (allez donc écouter à la fin de ce post la version publique de cette merveilleuse chanson et  qui est une de mes préférées).
Il exprime profondément ce que je crois et qui je pense être. 
Mélange de volonté et de passivité, d’orgueil et de soumission. 
Comme les oiseaux, j’ai appris à chanter dans le vent glacé. 

Suis-je aussi courageux ? 
Comment pourrais-je répondre ?
J'essaie au moins…
Voilà donc à nouveau ce poème. Tel quel. Pas un mot à changer, ni une virgule à ajouter.
Être là, juste là - Le courage des oiseaux
Si seulement nous avions le courage des oiseaux qui chantent dans le vent glacé,
Nous pourrions, immobiles et stoïques,
Sans rien attendre, ni espérer,
Résister et nous opposer.
Notre regard, fixé dans le lointain, vers ce futur qui n’arrive pas,
Nous pourrions, tranquillement et posément,
Ne pas faillir, ne pas oublier,
Être là, simplement, intensément présent.
Mais nous ne savons que voler et bouger.
Alors, comme une feuille emportée par le vent,
Nous oublions le pourquoi et le comment,
Nous nous retrouvons là où nous ne voulions pas.
Notre regard fixé vers un futur qui n’est plus que passé,
Nous pleurons nos illusions perdues,
Nous crions après un Dieu absent.



Si seulement nous avions le courage des oiseaux qui chantent dans le vent glacé…

25 déc. 2016

A COHEN QUI RESTERA LE PLUS BEAU DE MES CADEAUX

Cadeau de Noël
MERCI
Tes mots toujours et encore, 
Dans le noir d’un passé repensé,
Cailloux de ma vie et ses heurts.
D’imperméables mouillés pour après-midis de solitude
En « je suis ton mec » aux pieds d’Apollons de passage,
De Suzanne transformées en Jules mais pas moins folles pour autant
En Chelsea hôtels où l’on me fit des exceptions,
De bêtes qui n’ont pas voulu aller dormir
En cartes sans cesse retournées à la recherche de la bonne, 
D’années qui passent sans que j’y prête attention
En « tue moi si tu peux », « aime moi si tu veux »,
De jours courus sur un fil à la poursuite de ma liberté
En étranger que je n’ai jamais cessé d’être.
Tes mots toujours et encore,
Sans lesquels ma vie ne serait mienne,
Sans lesquels rien n’aurait été possible.

Merci à toi qui nous a quitté…

17 juil. 2016

KERY JAMES LE VRAI POÈTE FRANÇAIS CONTEMPORAIN

Mouhammad Alix, le nouveau disque de Kery James – sortie en septembre 2016
Deux nouvelles chansons de Kery James viennent à propos à la fois venir en contrepoint de l’atrocité du 14 juillet à Nice et de l’incurie de notre classe politique actuelle.
Ci-dessous des extraits de ces chansons, et les clips vidéo



8 juil. 2016

SAVOIR OUVRIR LES POSSIBLES

A suivre ?
A Michael,
Rien d’important ne commence en en ayant l’air,
La vie nait d’un courant d’air, d’une porte entre-ouverte, d’un rendez-vous oublié.
Je me souviens de ton profil aperçu.
Un regard aléatoire en fin de journée entre deux rendez-vous,
À l’un de ces sites où vingt minutes de sexe peuvent de temps en temps surgir...
Et encore.
Ta photo parmi d’autres,
Un sourire, un rien de différent.
Envie d’envoyer un message,
Mais je n’ai que zappé au travers de cette possibilité.
Pas de peur, pas de crainte.
Évitement sans cause,
Je ne l’ai juste pas fait.
Un soir ou un matin, quelques mots de toi.
Y répondre n’était que normal.
Mais te voilà parti.
Loin,
De l’autre côté de l’Atlantique.
Est-ce la distance qui nous a rendus mutuellement plus séduisants ?
J’ose espérer que non…
Non, je ne crois pas.
Petit à petit, un rien qui se crée.
Un mot après l’autre,
Une phrase qui s’entremêle avec celle qui suit ou l’a précédée.
Petit à petit, s’est glissée l’idée que nous avions manqué l’un à l’autre,
Qu’un lien était possible,
Qu’il suffisait pour cela de profiter d’un avion.
Dans un peu plus de deux semaines, tu seras là.
Et nous commencerons à savoir.
Pour le meilleur, n’est-ce pas…

4 juil. 2016

UNE DOTATION EN CAPITAL À LA MAJORITÉ ?

« Inégalités » de Anthony B. Atkinson (5)
« PROPOSITION 6 – Une dotation en capital (un héritage minimum) doit être versée à tous lors du passage à l’âge adulte. »
« Une personne qui, depuis la date de lancement du nouveau programme, a satisfait pendant x années aux conditions donnant droit au child benefit aurait droit à x/ 18 de l’héritage minimum. Cela permettrait de mettre naturellement en œuvre le programme au fil du temps. »
« Sa proposition (en 2006) a été de fixer le montant à 10 000 livres. (Alfred Doolittle explique que, si on lui donne cinq livres, il fait « juste une bonne bamboche », mais que, si on lui en donne dix, « ça rend un homme prudent ») Le Grand suggère de financer ces paiements par une hausse des droits de succession. »

1 juil. 2016

COMMENT SE COUPER DU RÉEL ET DEVENIR HORS SOL

Attention à ne pas se déconnecter du réel
Ce billet est un extrait tiré de mon livre Neuromanagement publié en 2008. 
Toute ressemblance avec des femmes ou hommes politiques ne serait évidemment qu’une coïncidence ! 

Plus une entreprise est grande et puissante, plus elle risque de se déconnecter du réel et se croire invulnérable. Or le réel est bien là, dans et autour de l'entreprise. A un moment ou à un autre, il se rappellera aux bons soins de ceux qui l'ont oublié...
Certains succès montent à la tête
Cette entreprise était allée de succès en succès. Créée il y a maintenant plus de cinquante ans, elle avait rapidement pris une position de leader sur ses marchés et avait réussi à s’imposer mondialement.
Après cette phase initiale d’expansion, pour accroître son efficacité, elle avait progressivement automatisé tout ce qui pouvait l’être. Parallèlement, elle avait mis en place un plan de formation interne pour accueillir les nouveaux et accélérer l’apprentissage de ses recettes de succès. Tout ceci facilitait l’action quotidienne et permettait de se concentrer sur ce qui était nouveau.
Aujourd’hui, un sentiment de puissance s’est diffusée et elle se sent invulnérable aux évolutions de la conjoncture et des exigences des clients : elle a oublié tous les efforts faits dans le passé, et est convaincue d’être « naturellement » plus forte que ses concurrents.
Résultat, elle ignore de plus en plus sa concurrence, et étant experte, croit savoir mieux que ses clients ce dont ils ont besoin. Elle est de moins en moins capable de repérer les signaux faibles venant de son environnement et a tendance à oublier les points qui sont à l’origine de son propre succès.
L’entreprise continue à être dirigée de façon consciente, mais n’intègre plus les informations qui pourraient contredire ses interprétations, interprétations qui sont devenues des certitudes. 
Sans le savoir, sans s’en rendre compte, l’entreprise agit peut-être à contre-courant : elle est devenue insensible à son environnement, et donc vulnérable à toute rupture…
On est tellement bien chez nous...
Grâce à sa position dominante, la profitabilité de cette entreprise est largement supérieure à la moyenne du marché. Elle est assise à la fois sur des positions industrielles clés, sur le contrôle de quelques ressources essentielles et sur un savoir-faire industriel et marketing. Bref tout va bien…
Pour récompenser tout le monde, des avantages ont été accordés, année après année, aux salariés et à la Direction. Le sentiment d’appartenance à l’entreprise s’est renforcé au fur et à mesure du cumul de ces avantages.
Un accord tacite entre Direction, syndicats et personnel amène, à l’occasion de chaque négociation, à les renforcer, quitte à externaliser davantage de fonctions pour ne pas dégrader la compétitivité de leur entreprise : il y a de moins en moins de monde à l’intérieur et ceux qui s’y trouvent sont de plus en plus en décalage avec le « monde extérieur ».
S’est ainsi développé petit à petit un confort interne croissant qui n’incite plus à la vigilance. Finalement, tout le monde, Direction comme salariés, privilégie le développement de ce confort : le corps social de l’entreprise se coupe progressivement de l’extérieur. À la limite, on manage alors pour manager, on pense qu’une réunion est bonne parce qu’elle s’est simplement bien passée, et on oublie que tout ceci n’a de sens que si la performance réelle, celle vue par les clients et l’extérieur, s’améliore effectivement.
Devenue autiste, l’entreprise a tendance à protéger jusqu’au bout les avantages acquis, éventuellement même en mettant en péril sa survie…
Je n'ai pas besoin des autres
Créée initialement autour d’un produit unique qu’elle a mondialisé, cette entreprise a ensuite grandi rapidement en multipliant ses lignes de produits. Elle est experte dans la transformation d’une innovation en marché : identification des savoir-faire clés, industrialisation des processus, marketing et commercial ad-hoc, gestion de la marge et du profit…
Ce développement s’est accompagné de la mise en place de structures ad-hoc, d’une spécialisation croissante et d’une multiplication des interlocuteurs internes. Le système global est devenu de plus en plus complexe et l’atteinte de la performance suppose une collaboration efficace entre un nombre croissant d’acteurs.
L’intégration transverse est maintenant difficile à piloter et est de moins en moins maîtrisée. Une partie des acteurs en place se fait sa propre interprétation de la mission qui lui est allouée et de ce que peuvent attendre ou fournir les autres acteurs. Certains vont même jusqu’à se poser la question de la pertinence des structures  communes et de l’existence de l’entreprise en tant que telle.
Pourtant ces structures communes sont celles qui fournissent les ressources et les innovations. Finalement les délais de lancement des nouveaux produits s’allongent…
Et comme la multiplication des lignes de produit s’était faite selon un logique client et qu’elles s’adressent toujours le plus souvent aux mêmes clients, ceux-ci sont contactés en désordre et ne comprennent plus la logique de l’entreprise…
Finalement, plus personne n’a confiance en personne, et les processus internes deviennent redondants…
La performance globale se dégrade, mais personne ne s’en rend vraiment compte, car chacun est focalisé sur son périmètre. L’entreprise se fissure doucement et sûrement…
Des entreprises font des calculs qui ne veulent rien dire
Cette entreprise allait de la chimie de base à la chimie de spécialités, chaque ligne de produit étant centralement pilotée par une structure ad-hoc. En France, les organisations commerciales étaient dédiées à ces lignes de produits, mais, partout ailleurs, existait un responsable pays qui exerçait une supervision de toutes les activités locales.
Aussi « logiquement », ce responsable calculait la part de marché du groupe dans le pays. Cette part de marché était l’agglomération des parts de marché de chaque produit, et faisait une moyenne entre des produits n’ayant aucun rapport entre eux : quel sens pouvait avoir de mélanger des produits aussi dissemblables que les dérivés chlorés ou sulfurés avec des silicones, voire même des terres rares ?
La part de marché résultante n’avait donc aucun sens métier : ce n’était que le résultat d’un calcul et rien de plus.
Or comme le responsable pays avait un rôle historique important dans le groupe, elle était suivie au niveau de la Direction Générale et toute évolution de cette part de marché déclenchait analyse et questions.
Le système central construisait ses interprétations sur une donnée qui n’avait aucun sens réel et n’avait aucun lien avec les logiques de développement des activités dans les pays

29 juin 2016

SUR L’EMPLOI : VERS LA DISPARITION DU SALARIAT ?

 « Inégalités » de Anthony B. Atkinson (5)
« Avant la révolution industrielle, chacun faisait souvent coexister emplois à temps partiel et emplois indépendants, structure qui, jusqu’à une date récente, est restée caractéristique de nombreuses sociétés rurales. (…) Lorsque l’économie s’est industrialisée et la population urbanisée, l’emploi est devenu du tout ou rien. (…) Quand le travailleur indépendant médiéval devenait vieux, il travaillait moins et produisait moins, mais il continuait à travailler tant qu’il pouvait produire quelque chose. »
« Au Royaume-Uni, la proportion de ceux qui occupent un emploi atypique – selon une définition qui englobe le temps partiel, l’emploi indépendant et les contrats à durée déterminée – est d’environ un quart, et elle serait encore supérieure si l’on ajoutait les contrats zéro heure et les stages non rémunérés. (…) En Allemagne, l’emploi « normal » a reculé dans les vingt ans écoulés de 1985 à 2005 : il est passé de 42 % à 37 % de la population en âge de travailler, tandis que le taux de participation à la population active, en hausse, passait de 68 % à 76 %. (…) Il est donc de plus en plus fallacieux de parler en termes de gens qui soit ont un emploi, soit n’en ont pas. Le travail n’est pas une activité simple de type binaire. »
« Il ne suffit pas d’adopter une mesure simple comme le décompte par tête : le nombre de personnes ayant un emploi. Ils proposent de la remplacer par une mesure de l’intensité d’emploi, définie sur la base des mois travaillés et des heures travaillées par mois. »
« Comme l’écrit l’Organisation internationale du travail, « lorsque l’on traite du travail à temps partiel, il est une distinction fondamentale : celui-ci est-il volontaire ou involontaire, le travailleur a-t-il délibérément choisi de travailler à temps partiel, ou bien n’a-t-il accepté un horaire réduit que faute de trouver un emploi à temps plein ? Dans ce dernier cas, le travail à temps partiel devient une forme de sous-emploi. »
« L’objectif doit donc être de réduire le chômage involontaire à son minimum. C’est pourquoi j’estime qu’il faut exprimer notre objectif pour le marché du travail en termes, non de maximisation de l’emploi, mais de minimisation du chômage involontaire, en mesurant ce chômage d’une manière adaptée aux nouvelles caractéristiques du marché du travail du XXIe siècle. »
« Or il existe des « travailleurs pauvres », et ce problème est très sérieux : selon Ive Marx et Gerlinde Verbist, « un quart à un tiers des Européens en âge de travailler qui vivent dans la pauvreté ont en fait déjà un emploi ». »
(à suivre)

27 juin 2016

SUR LES TRÈS HAUTS REVENUS

 « Inégalités » de Anthony B. Atkinson (4)
« Le principal ressort de l’inégalité américaine n’est pas l’écart entre les salariés très instruits et les autres, ni d’ailleurs les écarts en termes d’éducation en général. C’est l’échappée extraordinairement rapide de la pointe du sommet. On y est souvent très instruit, mais juste au-dessous on l’est tout autant, et ceux-là ont été distancés. On pourrait dire que, durant les vingt-cinq dernières années, la répartition des gains en matière d’éducation (un cursus universitaire suivi avec succès pendant quatre ans, voire plus) a été beaucoup plus large que celle des gains économiques. Seule une infime lamelle de la nouvelle élite instruite est entrée dans la nouvelle élite économique. »
« Le changement de la répartition des revenus du travail a propulsé ceux qui gagnent les plus fortes rémunérations dans le 1 % supérieur tous revenus confondus. Les mieux rémunérés ont rattrapé, ou dépassé, ceux qui vivent du revenu de leur capital. Les rentiers qui détachent les coupons de leurs dividendes ont cédé la place aux gestionnaires de fonds spéculatifs, aux présidents-directeurs généraux, aux footballeurs. »
« Jon Bakija, Adam Cole et Bradley Heim ont classé les contribuables du 0,1 % supérieur aux États-Unis en 2004 par activité professionnelle : 41 % étaient des dirigeants, gestionnaires ou hauts responsables du secteur non financier et 18 % exerçaient une profession dans la finance. »
« Alfred Marshall, professeur d’économie politique à Cambridge, a montré que les meilleurs professionnels pouvaient exiger des rémunérations d’autant plus élevées que le marché desservi était plus grand. Or la taille du marché dépend de la technologie en vigueur. Il a donc compris l’importance du « développement de nouvelles facilités de communication, facilités qui font que des hommes, dès qu’ils ont atteint une haute situation, ont le pouvoir d’appliquer leur esprit inventif ou spéculatif à des entreprises plus vastes, s’étendant sur une aire plus vaste qu’il n’ait jamais été possible auparavant ». »
« La chute abrupte des taux d’imposition réels sur les très hauts revenus a pu stimuler la hausse des rémunérations des cadres supérieurs, puisque ceux-ci gardent une part bien plus importante de leurs augmentations de salaire. » 
« En 1980, le degré d’association (entre revenus du travail et du capital) n’était pas si élevé : parmi les membres du 1 % supérieur des revenus du capital, seuls 17 % se trouvaient dans le 1 % supérieur des revenus du travail. Mais, en 2000, la proportion était passée de 17 % à 27 %, et plus de la moitié des membres du 1 % supérieur des revenus du capital se trouvaient dans les 10 % supérieurs des revenus du travail. Si l’on regarde la situation dans la situation dans l’autre sens, le chevauchement est encore plus grand en 2000. Parmi les membres du 1 % supérieur des revenus du travail, près des deux tiers – 63 % – figuraient dans les 10 % supérieurs des revenus du capital. Il y a davantage de points communs entre les deux répartitions. »
(à suivre)

22 juin 2016

SUR LES LIMITES SUR DU CALCUL ÉCONOMIQUE : TOUT EST AFFAIRE DE TRAJECTOIRE…

 « Inégalités » de Anthony B. Atkinson (3)
« La mondialisation est le résultat de décisions prises par des organisations internationales, des gouvernements nationaux, de grandes entreprises. »
« Ils ont élaboré des théories de l’« innovation induite », dans lesquelles les entreprises choisissent le degré d’inflexion du changement technologique. Elles sélectionnent dans une gamme de possibilités les options qui leur permettent de réduire leurs coûts le plus vite. »
« En somme, dès l’instant où nous comprenons que les forces du marché posent seulement des limites aux résultats possibles sur le marché du travail, nous voyons qu’une marge existe afin de prendre en compte les considérations d’équité et qu’en le faisant nous pouvons modifier la répartition des salaires. »
« En fait, l’élément « service humain » accroît la productivité relative des personnes vis-à-vis du capital. Mais cela suppose que le service humain continue à être rendu. Ici, le « deux en un » est un problème, car il n’existe aucun théorème en économie qui assure que le marché déterminera la juste dose de produit et de service humain lorsque les deux éléments ne peuvent être dissociés. »
« Expérimenter les robots nous aiguille sur une voie qui, finalement, les verra remplacer de plus en plus les êtres humains, car la substitution deviendra de plus en plus intéressante. Mais nous aurions pu suivre une autre voie, qui aurait mis l’accent sur l’élément « service humain » et développé de plus en plus les compétences des personnes. »
(à suivre)

20 juin 2016

SUR LE DANGER DES MOYENNES

« Inégalités » de Anthony B. Atkinson (2)
« Comme nous l’a appris la crise récente, regarder uniquement les agrégats macroéconomiques ne suffit pas. Les différences économiques entre personnes sont de toute première importance. Le prix Nobel Robert Solow, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), le dit clairement dans sa critique des modèles qui ont dominé la macroéconomie contemporaine : « L’hétérogénéité est l’essence d’une économie moderne. Dans la vie réelle, nous nous préoccupons des rapports entre dirigeants d’entreprise et actionnaires, entre banques et emprunteurs, entre travailleurs et employeurs, entre investisseurs en capital-risque et entrepreneurs […]. Pour nous, il va de soi que ces agents hétérogènes ont des objectifs différents et parfois contradictoires, des informations différentes, des capacités différentes de les traiter, des attentes différentes, des convictions différentes sur le mode de fonctionnement de l’économie. [Les] modèles excluent l’ensemble de ce paysage. » »
« La politique de la concurrence doit se préoccuper explicitement de la répartition. Elle doit comprendre que le bien-être du consommateur est un cumul d’intérêts individuels qui sont différents et qui ne peuvent être associés qu’en pondérant d’une façon ou d’une autre la situation des diverses catégories. »
« L’inégalité des résultats au sein de la génération actuelle est la source de l’avantage injuste reçu par la suivante. Si l’égalité des chances de demain est notre souci, l’inégalité des résultats d’aujourd’hui doit l’être aussi. »
(à suivre)
 
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